La Princesse des glaces de Camilla Lackberg , Lena Grumbach , Marc de Gouvernain
Détails sur le produitRang parmi les ventes Amazon: #555 dans Livres
Publié le: 2008-04-30
Reliure: Broché
381 pages
Présentation de l'éditeurErica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.
Biographie de l'auteurCamilla Läckberg, née le 30 août 1974, est à ce jour l'auteur de cinq polars ayant pour héroïne Erica Falck et dont l'intrigue se situe toujours à Fjälbacka, port de pêche de la côte ouest en Suède, qui eut son heure de gloire mais désormais végète. En Suède, tous ses ouvrages se sont classés parmi les meilleures ventes de ces dernières années, au coude à coude avec Millénium de Stieg Larsson.
Commentaires clients une douceur à déguster 
Je viens de terminer mon voyage de lecteur en compagnie de la Princesse des Glaces. Cette oeuvre est parfois comparée avec Millenium. Il me semble que nous ne sommes pas dans le même registre. La Princesse des Glaces est magistralement mise en mots par une auteure, et j'y ai vu bien plus qu'un polar. En filigrane flottent l'usure d'un vieux couple, la violence faite aux femmes, aux enfants, les chefs arrogants, et ceci s'entremêle avec des amours naissants, un espoir formidable en la vie.
Cette oeuvre est profondément humaniste, tendre et violente.
Lent et décousu 
Rien à voir avec la trilogie Millénium ! Ici on attend plus de la moitié du bouquin pour que l'histoire démarre enfin, beaucoup de remplissage.
Erica est cependant attachante de part son côté Bridget Jones.
Désolée.... j'ai détesté.... 
Alex Wijkner est retrouvée morte dans sa baignoire. Les veines ouvertes. Suicide évident. Mais très vite l'autopsie révèle qu'Alex n'a pu de suicider : trop de somnifères dans le sang. Il s'agit d'un meurtre.
Erika, son ancienne amie d'enfance veut comprendre ce qui s'est passé. Elle est aidée Patrick, inspecteur de police et amoureux transi.
L'intrigue était bien pensée. Un meurtre, une jeune historienne curieuse, un flic amoureux, un passé lourd et un village dont les bouches sont scellées, le passé soigneusement enfoui, les non-dits et les ragots murmurés seulement mais jamais avoués.
Malheureusement, je n'ai pas du tout été sensible à la façon dont Camilla Läckberg a « accommodé sa sauce », et je pense que le mélange « chick lit » / polar est ici fort mal venu.
A trop vouloir en faire, on fait en effet n'importe quoi. Je dirais même du grand n'importe quoi. Camilla Läckberg mélange les genres : on est dans un mix fade de Desperate Housewives (la quatrième de couverture le proclame ouvertement), et Bridget Jones (citée nominément), le tout accommodé façon polar. J'ai l'impression que l'auteur a pioché ici ou là des formules gagnantes, a mis le tout dans un mixeur et sorti le tout sans avoir un seul instant pensé à le retravailler.
L'enquête ne tient pas la route, on a envie de prendre la place des inspecteurs en leur demandant de barricader le lieu du meurtre au lieu de laisser aller notre jeune Miss Marple mener son enquête toute seule. On se demande comment la police peut ne pas sceller ni examiner une scène de crime. Voit on trop les Experts à la télé ? Toujours est-il que l'enquête nous semble bien peu cohérente et sensée.
Sans compter un style parfois lourd et désagréable, des mètres de phrases perdues façon chick lit (on s'en contrefiche, qu'Ericka doive choisir entre une culotte ventre plat ou un string avant son dîner, et encore plus qu'elle se précipite dans la salle de bains pour enfiler une culotte dentelle avant le Grand Moment. Et ils le font 5 fois, d'ailleurs : édifiant (ou consternant)...). Cette parenthèse, dont certes la parenté est reconnue à Bridget Jones, manque cruellement d'originalité.
La traduction est mauvaise, ou alors le roman lui-même était écrit pour un public peu exigeant. Ici, on ne tombe pas, on se casse la figure, on ne chute pas, on s'étale, on n'est pas attirant, on est bandant etc .... L'utilisation trop fréquente de l'argot rend la lecture déplaisante, lourde et surtout peu qualitative. On a l'impression qu'une gamine s'est essayé au polar. Mouais. Pour moi,c'est raté.
Ceci dit, et soyons honnête, le dénouement final est surprenant. Même si une partie de l'énigme apparaît clairement au lecteur au bout de 200 pages, il n'en reste pas moins que la fin comporte encore des surprises de taille. Il y aura une série de plusieurs titres. Celui-ci très clairement me suffira.